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LE BLOG DE CYEK

Thomas Eyoum repose au cimetière de Deïdo

28 Septembre 2010, 09:04am

Publié par Cyrille Ekwallavia Lazare Kolyang (Mutations)

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Autour de 17 heures, samedi dernier (25 septembre 2010),la terre s’est retournée définitivement sur un illustre fils du canton Deïdo à Douala, un célèbre journaliste camerounais. Ils sont venus de tous les horizons, pour rendre hommage à ce grand homme, au sens propre comme au figuré. Après la levée du corps qui s’est déroulée la veille, vendredi 24 septembre, à la morgue de l’hôpital militaire, l’ancien directeur de publication de Dikalo et collaborateur de plusieurs titres de la presse tant au Cameroun qu’à l’étranger a été exposé au mausolée King Deido. C’est là que, quelques instants avant l’enterrement, amis, confrères et proches du défunt lui ont témoigné leur reconnaissance. Et malgré la distance et à travers la magie des nouvelles technologies, des confrères camerounais résidant dans d’autres pays, par la voix de Cyrille Ekwalla, depuis le Canada, ont tenu à témoigner à Patrick Eyoum A Ntoh leur témoignage.
Félix Zogo conseiller technique N°1 au ministère de la Communication, accompagné ce samedi dernier, 25 septembre, de la délégué régionale pour le Littoral, Michèle Ebongue, a apporté le soutien de la tutelle technique.

En parcourant à pieds, à partir du mausolée jusqu’au cimetière de Deido, dans une longue procession, de centaines de personnes ont ainsi salué l’œuvre de celui qui voulait tuer les «maux par des mots». Né le 29 juin 1958 à Douala, Thomas Patrick Eyoum’a Ntoh est décédé le 6 septembre dernier. Après avoir obtenu un diplôme d’études générales (Deug), il entre à l’école de journalisme à Lille et en sort titulaire d’un diplôme en journalisme. Débute alors une carrière qui le ramène au Cameroun en 1986. Au journal Le Messager notamment où il anime une chronique restée célèbre intitulée "De quoi je m’êle". Dans un style qui lui est propre, Eyoum aborde différentes questions de l’actualité politique, économique, sociale et culturelle du pays.
En 1992, avec quelques amis dont Jean-Baptiste Noubissi Ngankam, il lance Dikalo. L’expérience tourne court et le revoici au Messager qu’il quitte en 2003. Entre temps, il propose ses chroniques à Mutations avant de devenir éditorialiste de La Nouvelle Expression. Exigeant, comme il le reconnaît lui-même, Thomas Eyoum’a Ntoh quitte cette publication en 2005 pour mettre sur le marché "Respublica", un hebdomadaire d’informations générales pour lequel il effectue quelques reportages à l’étranger au cours de l’année 2006. Il quitte ce monde à 52 ans révolus.

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