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LE BLOG DE CYEK

Régime du Renouveau National : Intrigues d'appareil, Manigances de cour et luttes d'influence (suite & fin)

4 Janvier 2011, 18:16pm

Publié par Cyrille Ekwalla

Prés2011CyrcomNote de CYEK: Suite de la Tribune du  sociopolitiste Mathias Eric Owona Nguini - La 1re partie est l'article précédent dans ce site. 

 

(…) Les seigneurs et seigneuries associés à la coalition dirigeante et gouvernante du Renouveau National, font feu de tout bois pour s’imposer comme les formations clientélaires dotées du « privilège éminent » d’être les groupes de loyauté et de fidélité prioritaires dans l’accès à la « Digne Confiance du Monarque Impérial-Présidentiel ». Pour ce faire, ils ne font preuve d’aucun scrupule quand il faut recourir aux procédés nauséabonds usinés par les professionnels de « l’Industrie de l’Intrigue » qui ne se privent pas de recourir à « l’industrie de l’Anathème et du blasphème Politico-Médiatiques »  au moment de clouer au pilori les factions rivales. (…) « L’affaire du Poisson d’avril » de la candidature de René Sadi à l’élection présidentielle a été analysée dans les milieux politiques proches de ce baron gouvernant comme une manœuvre ourdie par les adversaires et ennemis de leur Parrain qu’ils identifient essentiellement comme ses plus proches collaborateurs au sein du Secrétariat général du Rdpc. D’ailleurs les réseaux favorables au patron politico-administratif du parti d’Etat vont entreprendre une manière de contre-attaque politico-médiatique destinée à rétorquer aux manigances des seigneurs et seigneuries hostiles, en faisant porter le chapeau des intrigues nouées à l’encontre de leur champion à ses proches collaborateurs du parti d’Etat dont deux (Jacques Fame Ndongo et Grégoire Owona) seront stigmatisés à ce propos, à tort ou à raison.

Les luttes politico-médiatiques entre les coteries élitaires respectivement liées à Laurent Esso et René Emmanuel Sadi se sont fortement intensifiées tout au long de l’année 2010, montrant l’âpreté des concurrences entre les barons et baronnies soucieuses de contrôler l’accès à « l’auguste puissance du Grand Patriarche Présidentialiste ». Bien entendu, on ne peut comprendre le sens politique et stratégique de ces luttes sans les rapporter à la conscience permanente que les différentes coteries gouvernantes se font d’une succession présidentielle à laquelle toutes les factions pensent mais qu’aucune d’entre elles ne veut évoquer officiellement et publiquement. C’est en tenant compte des ambitions présidentielles des principaux lieutenants politiques et institutionnels anciens ou nouveaux du Capitaine Principataire et Principautaire de l’Etat qu’il faut analyser les raisons pour lesquelles tel ou tel autre lobby gouvernant instrumente des moyens transactionnels et relationnels pour clouer au pilori les factions concurrentes et ennemies.

 

Les différents organes de la presse écrite, audiovisuelle et radiophonique sont mobilisés et instrumentalisés dans les batailles politico-médiatiques que se livrent les clans concurrents du régime du Renouveau engagés dans de rudes Intrigues de Caste. Ils sont ainsi mis à contribution dans les féroces luttes pouvoiristes et hégémonistes entre les différents seigneurs et seigneuries d’un Ordre gouvernant associé à une Machinerie néocoloniale et endocoloniale d’étatisation clientéliste posée en Inquisition Présidentialiste. Ce faisant, ces organes de presse deviennent des agences médiatiques sponsorisées et stipendiées pour mener de sombres et funestes campagnes de dénigrement commandées par des Officines Intrigantes déterminées à vilipender de manière rude et violente les têtes de file des factions rivales. (…) Et es luttes à fleurets mouchetés que se livrent les multiples coteries et écuries dirigeantes et dominantes installées dans le régime RDPC- Renouveau National- Biya, s’inscrivent dans une ambiance gouvernante paranoïaque marquée par la peur obsessionnelle et obsidionale du renversement de l’ordre gouvernant. (…) En raison du climat de frilosité et de fébrilité oligopolistes et monopolistes qui prévaut dans le Sérail Présidentialiste-Perpétualiste, le régime du Renouveau est hanté par le Spectre du Complot Permanent et de la Menace Fantôme. Les luttes que se livrent les barons et baronnies de l’ordre gouvernant par les médias interposés, entretiennent ce climat politiquement pollué de suspicion permanente. Le leader central présidentialiste souffre d’un Complexe de Grand et Souverain Officier Viager et Rentier bénéficiant de la Magistrature Suprême Etatique comme charge perpétuelle et est alors victime du Syndrome Obsessionnel et Obsidional de Seigneur Monopoliste soucieux de défendre la citadelle de son pouvoir principautaire contre toute convoitise. Alors, le Maître central est déterminé à défendre son Avantage Gouvernant Suprême contre tous ceux qui convoitent son éminente position institutionnelle de puissance. C’est pourquoi ce Prince-Président  se méfie autant de ces rivaux visibles que sont ses adversaires de l’opposition que de ses lieutenants principaux toujours soupçonnés de vouloir être calife à la place du calife.

 

Les joutes pouvoiristes, clientélistes et hégémonistes entre coteries rivales auxquelles donnent lieu les campagnes politico-médiatiques factionnellement commandées, usinées et actionnées par les barons et baronnies du Renouveau National comme formation gouvernante, montrent comment les élites du système camerounais de pouvoir gaspillent une part essentielle de leur énergie psychique, somatique et financière dans des intrigues politiciennes improductives. Ce faisant, ces seigneurs et seigneuries s’éloignent d’un investissement sérieux, scrupuleux et méticuleux dans une perspective d’efficacité et de perspicacité politico-décisionnelles et politico-managériales au sujet de la prise en charge de l’action publique. Dans cette optique, ces formations élitaires s’investissent essentiellement à travers des menées clientélistes basées sur des motivations partisanes et courtisanes plutôt que sur une compétition tournée vers l’émulation managériale et la concurrence républicaine. (…En outre), (…) les luttes entre les coteries et écuries élitaires agissant en factions dirigeantes en concurrence, peuvent permettre au César-Président de diviser pour mieux régner s’il sait réguler le niveau de tension et d’hostilité entre ses obligés pour ne pas déstabiliser lui-même sa propre Tenance Etatique. Dans cette optique, le César-Président peut user de ces luttes clientélistes et pouvoiristes pour exploiter à son profit la mutuelle neutralisation hégémoniste et claniste des coteries en concurrence. Ainsi, le Président perpétuel peut tirer profit de la Politique d’Etranglement Monopoliste Mutuel que pratiquent les élites dirigeantes les unes vis-à-vis des autres et vice-versa. Ce faisant, l’Absolutisme présidentialiste s’appuyant sur ces castes élitaires aussi obséquieuses qu’intrigantes peut perdurer dans une démarche où il exploite la Politique interseigneuriale des coups tordus et des coups bas pour maintenir les ressorts hiérarchiques, oligarchiques et hiérarchiques d’un système d’Autocratie présidentialiste grimé en Démocratie présidentielle. À méditer…

                                                                                       

L’auteur de cette Tribune est Mathias Eric Owona Nguini - Socio-politiste camerounais owona nguini 250

 

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