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LE BLOG DE CYEK

"Monsieur le Président de la République Paul BIYA’A : je vous dis que je vais gerber"

27 Octobre 2010, 22:57pm

Publié par Cyrille Ekwalla via Alexandre MANGA ZOA (PDC)

LTMbida.jpgCet article aurait tout aussi bien pu avoir pour titre : "La dernière arnaque du régime Biya ? " selon le PDC de Louis Tobie Mbida.

Et il finit par vomir ! Vous étiez assurément enfant ou jeune homme lorsque cet évènement, devenu un rituel, se produisit. En effet, nous sommes au sortir des premières élections législatives après la rétablissement du multipartisme. Malgré le travestissement des élections par le régime et sa défaite à plate couture, le Renouveau national vient de réussir son premier et son meilleur hold-up en formant un gouvernement sous le regard médusé et effaré d’une opposition, de la société civile et de la communauté internationale. Il faut désigner le président de l’Assemblée Nationale. Plusieurs noms sont avancés, mais le chef de l’Etat camerounais va surprendre plus d’un, même dans le parti des flammes, en vomissant contre toutes attentes en plein repas sur la table. Car c’est ainsi que l’on peut comprendre la décision de nommer CAVAYE YEGUIE Djibril comme président de l’assemblée Nationale, alors que d’autres camerounais humainement, sociologiquement et politiquement mieux outillés auraient pu être choisis à ce poste par le chef de l’Etat.

 

L’onde choc est d’une telle ampleur qu’elle se fait ressentir du nord au sud et de l’est à l’ouest…Eh oui dans l’ouest camerounais où l’on avait massivement voté RDPC. Ce qui n’était qu’une blague de mauvais goût dans l’agora - où certains affirmaient : « mais ce n’est pas possible ça, il ne le fera pas » - arriva : c’est l’inexpérimenté et le très contestable CAVAYE YEGUIE Djibril qui sera imposé par Paul BIYA’A. ALEMANDJI Michäel ne pouvait que s’étonner en ces termes : « on se croirait revenu à l’époque de Ahmadou AHIDJO et ses députés illettrés ».

 

Olivier de TISSOT in Sans âme ni conscience écrit : « l’autorité, c’est comme la cuisine, il suffit d’avoir quelques bonnes recettes et des les appliquer avec soin ». Après la désignation de l’homme de Mada, personne n’a rouspété dans la bande à René SADI, même pas MARAFAT Hamidou Yaya, cacique et ingénieur diplômé du Kansas qui songe à prendre la place de BIYA’A dans le RDPC. Le digne héritier de la supercherie au pouvoir l’a compris, ses « créatures », dixit Jacques FAME NDONGO, se délectent de ses recettes avec appétit. Puisque le chef de l’Etat camerounais Paul BIYA’A est aussi un homme d’affaire, il va tenter de vendre ses recettes au plus grand nombre.

 

Nous sommes en octobre 2007 et d’après la constitution, l’homme dit « Lion » ne sera pas candidat à sa propre succession en 2011. À la question de savoir s’il a envie de se représenter, l’ancien séminariste féru d’ésotérisme, d’après Vincent HUGUEX, déclare sur France 24 : « Le Cameroun a vraiment d’autres problèmes à résoudre que celui-là mais je laisse ceux qui veulent ouvrir ce débat. Parce qu’il y a aussi des gens qui disent que pour assurer la continuité il faut que le président se représente. Je laisse le débat se dérouler mais pour le moment, la constitution ne me permet pas un troisième mandat et je sais aussi que les constitutions ne sont pas faites ne varietur, le peuple lui-même détermine ce qui est bon pour lui, alors nous sommes à l’écoute, mais je somme mes compatriotes de s’atteler à des tâches plus urgentes ».

L’homme de Meyomessala qui maitrise parfaitement la portée des mots, des symboles et des maximes se lâche de nouveau en plein repas. Comme en 1992, dans les forums, nombreux sont les camerounais qui affirment, avec la dernière énergie, que Paul BIYA’A ne le fera pas car c’est un homme de principe : « arrêtez un peu, Paul est un patriarche et il ne se rabaissera pas ainsi », martèle Pierre Marie. « Il l’a pourtant fait en 1992… » rétorque Simon. Célestin qui ne croit plus en la Sainte Bible essaye alors de rassurer Simon en ces termes « ‘’lorsque Paul était enfant, il parlait comme un enfant, il pensait comme un enfant, il raisonnait comme un enfant, lorsqu’il est devenu homme, il a fait disparaître ce qui était de l’enfant’’. Calme-toi Simon, il ne se passera rien. Aie confiance, je te dis ! Allons couper une bière chez tata Kenfack » (extrait tiré en partie de 1 Corinthiens 13 :11).

 

En février 2008, des émeutes sévèrement réprimées par l’armée personnelle du président BIYA’A éclatent. On dénombre d’importantes pertes en vie humaine. Alors, on se dit que monsieur BIYA’A nous épargnera de ses vomissures. Mais que non ! Le Catalina national vomira à nouveau, mais cette fois dans le plat en se taillant une nouvelle constitution au grand dam de ses concitoyens. Célestin et Pierre Marie avaient donc tout faux !

 

Toujours dans le même ordre d’idées, nous pouvons citer la nomination des représentants de « Elections Cameroon », la violation flagrante de plusieurs décrets dont celui constatant la mise en place effective de cette institution (Elecam) et la nomination d’une personne peu recommandable, Paul ATANGA DJI, à la sécurité.

 

Puisque la recette de cuisine de l’homme du 6 novembre marche, il va y rajouter un nouvel ingrédient, tel qu’il ressort de ses propres déclarations dans Les Afriques : « Mon devoir, en tant que chef de l’Etat est de mettre en place et de renforcer les institutions qui permettent à la démocratie camerounaise de s’enraciner dans nos comportements. Les mécanismes de fonctionnement de cette démocratie sont prévus dans la Constitution, que ce soit en ce qui concerne l’élection du président de la République ou la succession à la tête de l’Etat en cas de vacance du pouvoir. Nous comptons sur la maturité des Camerounais – et ils en ont fait preuve lorsque nécessaire – pour respecter l’esprit et la lettre de nos institutions ».

Pour paraphraser CHAMFORT in Maxime et pensées, au Parti des Démocrates Camerounais, en voyant quelquefois les exactions des petits et les malversations et autres manipulations des hommes en place, on est tenté de regarder la société camerounaise, bâtie par l’UC/UNC/RDPC, comme un bois rempli de malfaiteurs , dont les plus dangereux sont les archers (i.e. les pontes du régime) préposés pour arrêter les autres. Au RDPC on est prêt au sacrifice ultime puisque l’ « on n’aime pas voir plus heureux que soi ».

 

Le cas qui nous a le plus marqué et attristé à la fois ces derniers jours est l’emprunt obligataire du Président Paul BIYA’A.

 

Malgré l’abondance de biens et de magot, le président Paul BIYA’A et son association privée d’amis ont une fois de plus besoin d’argent. Habiles et malicieux, ils ont trouvé un nouveau moyen de s’enrichir et de nous spolier. Les dirigeants du parti des flammes nous exhortent à leur procurer, à un an de l’élection présidentielle, nos petites économies : 200 milliards de Fcfa, l’épargne de toute une vie dans un pays où pour dire « je mange » l’on dit « je me débrouille » ! Un pays où pour répondre à la question « où travailles tu ? » on répond « je me bats ».

 

Dans les but de « financer des projets de développement », le chef de l’Etat Paul BIYA’A nous informe qu’il compte lever les 200 milliards de Fcfa à la Douala Stock Exchange (Dsx). De quels projets s’agit-il ? La capitale politique, Yaoundé n’a pas d’eau potable et on meurt de choléra etc. L’appel à l’épargne publique que le gouvernement RDPC se propose de lancer fera-t-il du Cameroun un pays émergent ou servira-t-il à financer l’escroquerie politique des « Grandes Ambitions » ? 2035 est si lointain et 2011, l’heure du bilan et de la délivrance, si proche…

 

Le marché financier camerounais, s’il en existe un, n’a jamais lancé d’emprunt obligataire. Le site internet de la Dsx n’est pas à jour. On n’a pas accès à la liste des sociétés cotées en bourse. En ce qui concerne les activités du marché, les séances de cotations ne sont pas actualisées. La dernière information du fil d’actualité date du 17 décembre 2005. On peut y lire : « Un nouveau DG à la Douala Stock Exchange ».

 

Capture d'écran cotation DSX

Site web de la DSX le 27 novembre 2010 à 23h07 mins

 

 

 

 

 

Fiche technique des sociétés côtés à la DSX

Site web de la DSX le 27 novembre 2010 à 23h19mins

En comparaison à la BourseRégionaledes Valeurs Mobilières (BRMV) de l’Afrique de l’ouest, la Douala Stock Exchange « c’est du pipeau ». Sachant qu’en 2011, le Parti des Démocrates Camerounais poussera le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais hors du pouvoir, on se pose légitiment la question de savoir si les autorités actuelles ne prépareraient pas leur dernière grande arnaque ? A titre illustratif, ils n’ont pas donné la date d’échéance, le taux et les modalités de leur emprunt. On se serait attendu à un communiqué de type :

 « Emission d’un emprunt obligataire Volkswagen à taux variable

27/09/2010 10:46

(obliginfos) - Volkswagen Bank, le bras financier du constructeur automobile allemand, va émettre un nouvel emprunt obligataire à 18 mois à taux variable, nous apprend un courtier. D’un montant de 500 millions d’euros, cette émission d’obligations, à échéance octobre 2010, devrait rapporter un coupon de 1,48% environ (calculé sur la base du taux Euribor à 3 mois plus une marge estimée de 60 pb). Volkswagen Bank est noté A2 par Moody’s et A- par S&P, perspectives stables. Barclays, BNP Paribas et Santander dirigent l’opération. »

« Nouvelle émission obligataire pour Continental

27/09/2010 10:29

(obliginfos) - Continental AG va émettre un nouvel emprunt obligataire de 1,25 milliard d’euros en deux tranches à 6 et 8 ans via sa filiale Conti-Gummi Finance. Cette obligation senior, à échance janvier 2016 et octobre 2018, sera garantie par la maison mère Continental AG et certaines de ses filiales. C’est une émission high yield. Conti est noté B1 (équivalent à B+ pour S&P) par Moody’s et B par S&P. L’objectif de cette opération est de refinancer la dette existante. Citi, Commerzbank, Goldman Sachs, ING, Landesbank, RBS et Unicredit dirigent l’opération. »


Ici, il nous paraît important de signaler à nos compatriotes que le Cameroun, en sa qualité de pays PPTE, ne peut pas émettre d’obligation sur le marché international. En tout cas pas avant la fin de son programme avec le FMI !

 

La bande à René SADI n’est pas crédible. Monsieur BIYA’A et ses fils spirituels sont semblables à un produit financier toxique. Combien d’opérateurs économiques sérieux sont prêts à acheter un tel produit ? La valeur marchande des actions « BIYA’A & RDPC » vaut « zéro macabo ». Quels investisseurs feront confiance à un pays corrompu, de surcroît dirigé par un parti politique arrogant, dont on ne peut pas juger la capacité à rembourser une dette ou à tenir sa parole ? Même la Communauté Internationale ne leur fait plus confiance. On en veut pour preuve, les conditions drastiques que leur imposent les bailleurs de fonds. Quoi de plus normal quand tous les chiffres et toutes statistiques d’un pays sont inexacts. Si l’on y ajoute la piètre performance du chef de l’Etat camerounais à la dernière Assemblée Générale de l’ONU, l’on comprend mieux pourquoi il s’est fait remonter les brettelles par ses pairs comme « un petit écolier ».

 

Les camerounais qui offriront leur épargne à ce régime (au crépuscule de sa vie) perdront à coup sûr leurs fonds comme les investisseurs occidentaux pendant la révolution russe et la chute du tsar Nicolas II (né Nikolaï Aleksandrovitch Romanov).

 

Alors tous ensembles, disons NON au président Paul BIYA’A ! Notre argent, les hommes du RDPC vont se le partager en « douce ». Assez de nettoyer les vomissures.

 

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