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LE BLOG DE CYEK

Gabon : Mba Obame défie Bongo ! Vers la photocopie de la crise ivoirienne, un an après l'élection ?

26 Janvier 2011, 00:37am

Publié par Cyrille Ekwalla

Obame.jpgNombreux sont ceux qui s’en doutaient. Depuis son retour d’Europe, il y a quelques semaines, André Mba Obame préparait quelque chose. Et cela a donc eu lieu ce 25 janvier 2011. Un coup de tonnerre sur le ciel librevillois et du Gabon tout entier : l’autoproclamation de Mba Obame comme Président de la république du Gabon et composition d’un gouvernement.

L’un des candidat-vedettes « malheureux » de l’élection présidentielle du 31 août 2009 n’avait toujours pas accepté sa défaite face à Ben Ali Bongo (fils d’Omar Bongo), estimant –à juste titre -   que « sa » victoire lui avait été volée. Il a donc profité de l’absence d’Ali Bongo de Libreville (le président actuel gabonais se trouvait le 25 janvier dans la province n°5, où devrait se tenir le conseil des ministres dans deux jours, jeudi 27 janvier 2011) pour s’adresser à ses compatriotes. Et leur annoncer qu'il "prenait ses responsabilités de Gabonais élu en Août 2009" et nommait un Premier ministre en charge de composer un gouvernement. Non sans avoir, au préalable, décliné le catalogue de "l'illégitimité et l'incompétence" du gouvernement actuel. sans voyage.

Même s’il est coutumier des coups d’éclat (grève de la faim, déclarations intempestives, provocatrices et souvent incendiaires), certains trouvent déjà à Libreville que cette fois, « l’ex.ami d’Ali de 25 ans » est allé trop loin. Quelques heures après sa déclaration, aussi bien le ministre gabonais de l’Intérieur Jean-François Ndongou que Pierre Mamboundou, le porte-parole de l’ACR (Alliance pour le Changement et la Restauration – un regroupement de partis d’opposition) ont déclaré cet acte de Mba Obame « anticonstitutionnel ».

Le coup de poker de Mba Obame

La question que tout le monde se pose est : pourquoi maintenant ? L’élection a eu lieu en 2009 (Août-Septembre) et nous sommes en Janvier 2011, soit plus de 18 mois plus tard. Quelle est la motivation de Mba Obame.

Du côté de l’Union Nationale, son parti, on évoque le fait que la CENAP (Commission électorale) n’a pas clôturé ses travaux. Pour les tenants de cette thèse, le Conseil constitutionnel a « unilatéralement et arbitrairement » déclaré Ali Bongo, vainqueur de l’élection, alors que les PV de l’élection n’ont pas été tous pris en compte, ni même les recours des autres candidats. Cet argument est balayé du revers de la main ar les détracteurs et adversaires de Mba Obame qui pensent plutôt que le Secrétaire Général de l’Union Nationale veut « surfer sur la vague actuelle ». « Il voudrait, nous dit ce cadre du PDG – parti au pouvoir – s’inspirer de l’impasse politique née après le 2nd tour de l’élection présidentielle en Côte-d’Ivoire pour faire la même chose. Comme il y a un précédent ivoirien, il se dit : la communauté internationale étant attentiste, je vais aussi mettre mon problème sur la place et voir comment elle va réagir. ».

Du côté du peuple, les premières réactions sont mitigées. Les supporters d’Obame, nombreux, s’enthousiasment, mais sont sceptiques sur l’issue de ce nouvel acte de leur champion. Déjà des voix s’élèvent au sein du PDG pour réclamer qu’il soit traduit en justice…

Est-ce un aroud dhonneur ? Un coup de poker, alors que Libreville bruisse depuis quelques mois à l’éventualité d’un rapprochement-réconciliation  entre les deux frères ennemis Ali Bongo et Mba Obame ?

Toujours est-il que cela ne confirmeradans leur assertion, celles et ceux qui pensent que les effluves de la crise ivoirienne et du tsunami tunisien n’ont pas fini de créer des secousses dans le continent.   

 

Déclaration de Mba Obame

Gabonaises, Gabonais, mes très chers Concitoyens,

Dans le discours du Président Obama à Accra le 11 juillet 2009, tout le monde a retenu cette phrase : «  L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais de fortes institutions. » Mais avant de parvenir à cette conclusion, le président américain a d’abord déclaré que : «  En ce XXIe siècle, des institutions capables, fiables et transparentes sont la clé du succès – des parlements puissants et des forces de police honnêtes ; des juges et des journalistes indépendants ; un secteur privé et une société civile florissants, ainsi qu’une presse indépendante. Tels sont les éléments qui donnent vie à la démocratie, parce que c’est ce qui compte dans la vie quotidienne des gens. »

Au Gabon le 08 juin 2009, après le décès du Président Omar BONGO ONDIMBA, l’espérance d’une transition démocratique dans notre pays s’est transformée en escroquerie juridique et politique parce que les hommes et les femmes qui avaient en charge la direction des institutions constitutionnelles ont, tous sans exception, placé leurs intérêts égoïstes au dessus de l’intérêt national. À la suite de cette expérience, nous sommes parvenus à la conclusion que les institutions, pour fortes qu’elles puissent être, ne valent que ce que valent les femmes et les hommes qui en ont la direction.

Aujourd’hui la société Gabonaise est en crise. Notre démocratie est en crise et la République avec.

L’élection présidentielle anticipée du 30 août 2009 offrait au pays l’occasion d’un nouveau départ. La forte mobilisation des Gabonais pour s’inscrire sur les listes électorales puis le jour du vote, montre à suffisance que le pays tout entier était déterminé à saisir cette occasion pour offrir à notre pays le changement nécessaire pour de nouvelles perspectives de développement. La grave crise politique, économique et sociale que traverse actuellement notre pays est à la mesure de cette espérance que le peuple Gabonais a exprimée dans les urnes le 30 août 2009 et qui lui a été volée. Et ce dès le soir du 08 juin 2009.

Quelques heures à peine après l’annonce du décès du Président du Président de la République, le Ministre de la Défense de l’époque, sans en informer le Premier ministre, a pris unilatéralement la décision de faire procéder à la fermeture des frontières en lieu et place du Ministre de l’Intérieur qui a seul compétence pour le faire en République Gabonaise. En violant ainsi la loi, le Ministre de la Défense est sorti du cadre républicain pour soumettre l’ensemble des Institutions de la République à la sournoise intimidation des forces de défense placées sous son autorité. C’est assurément l’acte fondateur du coup d’État qui a été perpétré au Gabon en 2009.

La Cour Constitutionnelle, dans ces décisions des 9 et 12 juin 2009, en imposant la prestation de serment au Président de la République par intérim, puis la démission du gouvernement a organisé la mise à l’écart des Ministres qui avaient choisi de s’opposer à un « passage en force » dont on percevait déjà les signes avant-coureurs.

Le Président de la République par Intérim, en participant au congrès du PDG qui devait désigner le candidat de ce parti à l’élection présidentielle, a ostensiblement affirmé son appartenance à un clan. En agissant ainsi, le Président de la République par Intérim est sorti de la nécessaire neutralité que lui imposait l’esprit de la constitution pour conduire la transition en position d’arbitre.

Mais les Gabonais ne se sont jamais laissé intimider par ces manœuvres et se sont exprimés de la manière la plus claire et la plus massive qui soit le 30 août 2009. Et nous pouvons aujourd’hui énoncer cette vérité de toujours qui est désormais incontestable : C’est bien André MBA OBAME que les Gabonais ont désigné le 30 août 2009 pour exercer la charge de Président de la République.(…)

La détermination avec laquelle vous réclamez que soit respecté votre vote du 30 août 2009 donne corps à cette affirmation de l’illustre Président américain Abraham Lincoln : « Un bulletin de vote est plus fort qu’une balle de fusil ». Le vote des Gabonais est plus fort que la décision d’une Cour Constitutionnelle aux ordres. C’est ce vote des Gabonais qui confère la légitimité à partir de la laquelle s’établit la légalité, et non l’inverse.

La Cour Constitutionnelle, en ignorant le vote du peuple Gabonais pour servir les intérêts d’un clan et imposer son candidat à la tête du pays, s’est disqualifiée d’elle-même. Le Parlement, en abandonnant sa responsabilité devant le peuple souverain pour se mettre au seul service d’une Direction du PDG aux ordres, s’est lui aussi exclu de la République. Le vote récent par le Parlement d’une constitution monarchiste a achevé de disqualifier cette Institution dans sa composition actuelle.

Dans cette situation particulière où les Institutions de la République se sont disqualifiées en participant à la tentative d’établissement d’un pouvoir illégitime issu d’un coup d’État, il est de ma responsabilité de Président élu de m’adresser directement au peuple souverain et de prononcer le serment solennel de l’article 12 de la Constitution qui consacre l’entrée en fonction du Président de la République gabonaise.
« Je jure de consacrer toutes mes forces au bien du peuple gabonais, en vue d’assurer son bien- être et de le préserver de tout dommage, de respecter et de défendre la Constitution et l’État de droit, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge et d’être juste envers tous. »


Nous nous trouvons désormais dans la situation où le silence devient un péché lorsqu’il prend la place qui revient à la protestation. Et d’un homme, il fait alors un lâche. Ma responsabilité politique, mon Amour pour Dieu et pour tous mes concitoyens m’obligent à ne pas rester silencieux en ces temps si sombres et si difficiles que traverse notre pays. Au cours de l’année 2010 qui vient de s’achever le Gabon, comme 13 autres États d’Afrique francophone, célébrait un demi-siècle d’indépendance.

Chaque Gabonaise et chaque Gabonais était fondé à se saisir de cette occasion particulière pour se souvenir, s’interroger et aussi se projeter. J’ai ainsi entrepris de me retrouver avec moi-même pendant plusieurs mois pour mieux m’interroger sur les raisons profondes de la situation de crise dans laquelle se trouvait notre pays au moment où il célébrait le 50ème anniversaire de son indépendance et aussi à la meilleure manière de traiter cette crise dans l’intérêt du Gabon et de son peuple.

Ce qui constitue une Nation, ce n’est pas le fait de parler la même langue, ou d’appartenir à un groupe ethnique commun. Ce qui constitue une nation, c’est d’avoir accompli ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l’avenir. En un mot, le vouloir vivre ensemble. Depuis 50 ans, ce sont les Gabonaises et les Gabonais qui écrivent l’Histoire de notre pays. Depuis 50 ans, nous sommes désormais les principaux acteurs et les seuls comptables de notre Histoire. Il est essentiel pour chaque Gabonaise et pour chaque Gabonais de prendre conscience de ce que non seulement son Histoire est, comme celle de tous les peuples de ce monde, vieille de plusieurs siècles, mais aussi que ce sont des hommes et des femmes qui, du fait de leur erreurs ou au prix de leurs sacrifices, ont écrit cette histoire et continueront de l’écrire.
(…)
Depuis plus d’un an, un pouvoir tente vainement de s’imposer à la volonté du peuple Gabonais. Ce pouvoir a déjà détruit des emplois par milliers en pratiquant une chasse aux sorcières en règle dans l’administration et en désorganisant comme jamais le secteur privé du fait de l’amateurisme et de l’arrogance qui le caractérise. Ce pouvoir usurpateur assèche les finances publiques et endette sans compter le pays pour satisfaire aux dépenses personnelles de son chef et de sa suite.

Dans un pays de 1,5 millions d’habitants, avec un budget annuel de plus de 2000 milliards de Fcfa, la misère continue de se rependre sur une population gabonaise toujours plus accablée par la faim, privée d’accès aux soins de santé primaire et ne pouvant scolariser ses enfants, ou se loger convenablement.

Depuis plus d’un an, nous assistons à une véritable opération de destruction nationale sur le plan politique, sur le plan économique et sur le plan social. Le peuple Gabonais et les amis du Gabon ne se trompent pas. Ils constatent amèrement que le pays s’enfonce un peu plus chaque jour dans les inégalités sociales, la dégradation de l’économie et la négation des libertés publiques qui sont la marque de fabrique d’une dictature.

Cette politique suicidaire ne peut continuer dans un pays libre et démocratique !

Je mesure avec gravité la responsabilité qui est désormais la mienne et qui engage l’avenir de notre pays.

Au lendemain du coup d’État électoral, inspiré par la sagesse du jugement du Roi Salomon, j’avais décidé qu’il était de ma responsabilité de vainqueur de cette élection de privilégier l’intérêt supérieur de notre pays et accepter l’inacceptable en laissant l’imposture s’installer au pouvoir. C’est pourquoi, à l’époque, je n’ai pas donné le mot d’ordre que tous attendaient et que plusieurs me suggéraient fortement.

Un peu plus d’un an après, tous ceux qui vivent au Gabon ou s’intéressent à notre pays sont définitivement parvenu à la conclusion que l’arrogance, l’amateurisme et l’incompétence de cette dictature obsédée par la volonté d’installer un régime monarchique au Gabon représentent une menace encore plus grande.

Désormais, il n’y a pas d’autre voie possible : le Gabon doit être dirigé par celui que les Gabonaises et les Gabonais ont réellement choisi.

Je ne peux choisir ni comment mourir, ni quand. Mais je peux décider de comment et pourquoi je vais vivre. La préservation de la République, la restauration de la démocratie et l’amélioration significative de la condition politique, économique, sociale et culturelle de chaque Gabonaise et de chaque Gabonais sont les principes et les objectifs au nom desquels j’ai définitivement choisi de consacrer mon existence.

Mon engagement politique vise également un objectif simple parce que clair : Que les Gabonais de Minvoul, de Pana, de Mabanda et de Libreville soient tous habités de la certitude d’appartenir effectivement au même pays et d’être traités de la même manière par les gouvernants.

Président Élu lors de l’élection présidentielle du 30 août 2009, à la faveur du soutien massif du peuple Gabonais, j’ai choisi de nommer le Docteur Raphaël BANDEGA-LENDOYE à la fonction de Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la République.

Je l’ai chargé de formé un Gouvernement composé d’hommes et de femmes épris de l’Amour de leur Patrie, insurgés par la situation dramatique dans laquelle notre pays se trouve désormais, et ce jusqu’au sacrifice de leur personne.

Au moment où nous franchissons ce palier décisif pour la libération de notre pays, nous devons en responsabilité répondre à cette interrogation : tout cela est-il légal ?

Pour autant que la légalité remplisse sa fonction au service de la justice et de la démocratie, elle mérite le respect et l’obéissance des citoyens. Il y a deux sortes de légalité, affirmait Martin Luther King : La légalité juste et la légalité injuste.

Je suis le premier à préconiser l’obéissance à la légalité juste. C’est une responsabilité morale aussi bien que légale. Or, cette même responsabilité morale nous commande inversement à nous dresser face à la légalité injuste. Quiconque se dresse face à une légalité injuste doit le faire ouvertement, avec ferveur, et la volonté d’en accepter les conséquences. Je soutiens qu’un homme qui refuse de se soumettre à un ordre lui paraissant injuste en son âme et conscience et qui se soumet de plein gré à la peine de prison afin d’en démontrer l’injustice à ses concitoyens, exprime en agissant ainsi son très grand respect pour la légalité.

Et c’est dans le même esprit que ce droit a été inscrit à l’article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». Nous y sommes.

Aux amis du Gabon, à la Communauté internationale, j’adresse ce message responsable et fraternel.
La restauration de la démocratie effective est la condition de la stabilité du Gabon.
Je suis un républicain et un démocrate. Je n’ai ni arme, ni armée. J’ai le peuple Gabonais et sa détermination. Je ne reculerais pas. Les Gabonais ne reculeront plus.
(…)
À l’endroit de nos forces de sécurité et de défense je n’aurai qu’une parole.
La loyauté, la fidélité, la discipline, le sacrifice et le don de soi qui sont votre sacerdoce n’ont de sens que s’ils sont mis au service de la mère patrie et de ses enfants.
Au service de la Nation, donc des Gabonaises et des Gabonais, votre rôle et votre responsabilité sont de protéger le territoire, la Démocratie et la République. À la République en retour d’être reconnaissante en mettant alors les forces de sécurité et de défense dans des conditions de vie dignes.

À toutes les communautés du pays, L’autorité morale que vous représentez doit faire entendre sa voix, car personne, Dieu compris ne pourrait s’accommoder d’une imposture. Il m’apparait primordial de rappeler que c’est aux communautés religieuses de montrer la voie vers la vérité. Le Silence complice et coupable, ou l’indifférence dans la situation actuelle seraient une forme d’allégeance au mal qui ronge notre pays. (…)

 

Déclaration du PDG (Parti Démcratique Gabonais d’Ali Bongo)
« Le Parti Démocratique Gabonais vient d’apprendre avec étonnement et stupéfaction, la déclaration rendue publique par Monsieur André MBA OBAME, Secrétaire Exécutif de l’Union Nationale (UN) sur sa prétendue victoire à la dernière élection présidentielle de 2009.

Au regard de ce qui précède, Monsieur André MBA OBAME a décidé, en toute liberté, de franchir une nouvelle étape pour défier directement, de la manière la plus absurde et rétrograde, l’autorité de l’Etat investi de tous les pouvoirs, et de  remettre ainsi en cause les institutions républicaines légalement constituées et établies.

Depuis plus d’un an, prenant à témoin l’opinion nationale et internationale sur les dérives verbales, les menaces de déstabilisation du régime en place, proférées par le Secrétaire Exécutif de l’UN, qui a pris le loisir et le risque d’ériger la violence, le repli identitaire, la désobéissance civile et la forfaiture en mode de fonctionnement, le Parti Démocratique Gabonais, fidèle à ses idéaux de Dialogue – Tolérance – Paix, a souvent appelé à la retenue et fait confiance à la maturité du peuple gabonais.

Après 50 ans d’indépendance et 42 ans de stabilité politique, rien, absolument rien ne peut justifier l’attitude suicidaire, ni l’œuvre barbare de division, d’éclatement et finalement de destruction programmée que cet ennemi de la République tente d’imposer à notre chère patrie.

L’acte subversif et constitutif de tentative d’atteinte à la sécurité de l’Etat, appelle de la part des institutions républicaines, une réaction à la mesure de la gravité des faits.

Cela d’autant que l’annonce mise en cause s’inscrit dans l’esprit et la lettre des propos tenus il y a déjà cinq mois par le Secrétaire Exécutif de l’Union Nationale tendant au renversement du pouvoir en place, par les armes. Ce dirigeant qui, depuis 2007, est accusé d’avoir tenté une partition du territoire national, dans une proposition de négociation pour la vente de l’Île MBANIE à un pays voisin. Ce qui, au regard de la Constitution ne peut que l’amener devant la Haute cour de justice pour « haute trahison ».

Le  Président de la République, son Excellence Ali BONGO ONDIMBA a montré dès les premiers instants qu’il dominerait sa victoire.

Une victoire qui a été celle de la sérénité et de l’humilité sur le dédain, du réalisme sur l’illusion, de la franchise sur l’artifice, bref celle d’une morale que le PDG et son vainqueur opposent à l’Union Nationale, dont l’obsession est de flatter malheureusement aujourd’hui l’intelligence d’une ancienne puissance coloniale, en agitant les vieux épouvantails de la peur.

L’approche illusoire de Monsieur MBA OBAME, véritable épigone,  consiste à penser et à faire croire qu’il est capable d’importer aussi facilement et sans vergogne dans notre pays, des modèles de bicéphalisme politique grossièrement inspirés des régimes avilissants et dictatoriaux encore en vie dans le monde, mais combattus par la communauté internationale.

Le temps des échanges infructueux est largement dépassé, la récréation est terminée.Le peuple gabonais entend vider l’abcès de la contradiction et de la mystification. Dans tous les cas, c’est l’Etat de droit qui doit prévaloir. Aucun citoyen ne saurait prétendre être au dessus des lois. Aucune formation politique ne peut prétendre porter indéfiniment atteinte au moral de la population en jetant le discrédit sur les institutions publiques et leur fonctionnement.

A la suite de cette énième mise en scène qui ressemble à de la vaine provocation, le peuple gabonais souhaite – une fois pour toutes – que l’autorité souveraine de l’Etat « assainisse » les esprits, rassure les compatriotes et conduise la justice avec célérité et sévérité. En cela, le Parti Démocratique Gabonais appelle à un strict respect des lois et règlement en vigueur pour que l’auteur de cet acte de sédition en assume la responsabilité, toute la responsabilité au regard de l’incidence de tels propos sur l’ordre public. Il convient de combattre l’esprit liberticide pour promouvoir la culture du bon sens. La sanction historique de l’Union Nationale renvoyée pour longtemps à la redéfinition opposante de ses desseins ne fera pas oublier au peuple que le GABON SERA TOUJOURS GABON, c’est-à-dire un havre de paix.

Les actes posés par Monsieur André MBA OBAME, cet homme retombé de très haut, retombé de l’ascension sociale, retombé du pouvoir, ne pourront en aucun cas faire disparaître la volonté d’avancer du peuple gabonais. D’avancer maintenant et résolument à la quête d’une éthique collective.

Le Secrétaire Général Adjoint,Chargé de la Communication, des Relations Publiques,

Porte parole du Parti, Charles MVE ELLAH "

 

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