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LE BLOG DE CYEK

Francophonie : A.Diouf plutôt que C.Beyala

24 Octobre 2010, 10:43am

Publié par Cyrille Ekwalla

Beyala.JPGComme nous le pensions et l'avons dit dans notre billet précédent, le poste de Secrétaire Général de l'Organisation Internationale de la Francophonie sera occupé pour les prochaines quatre années par ... Abdou Diouf. L'ancien Chef d'Etat sénégalais (75 ans) a été réélu pour un troisième mandat auXIII Sommet qu vient de se terminer à Montreux à Suisse Mettant ainsi fin aux amitions de l'écrivaine Calixthe Beyala qu rêvait d'impulser une nouvelle dynamique à travers le socle de son programme : "la Francophonie des peuples". C'était sans compter sur le lobbying efficace du Secrétaire Général actuel, qui à travers sa "Magistrature d'influence", amène depuis 2002, l'OIF à se mouvoir et s'inspirer du rôle et des actions que mène le Commonwealth dans l'espace culturel et linguistique anglophone.

Et pour revenir à la position affichée lors de notre bilet précédent, notons à toutes fins utiles que cela n'est nullemet lié à la personne de Mme Beyala, mais nous persistons à avoir des doutes sur ses capacités à diriger cet organisme. Sens politique et Diplomatie ne sont pas le fort de Madame. Elle est et sera toujours d’une redoutable efficacité lorsqu’il s’agitra de faire avancer les causes des « africains français » et autre minirités composantes de la France; dans le lobbying.

Voici un extrait du CV de Mme Beyala :

Calixthe Beyala est une romancière. Elle avait déjà annoncé la couleur dès son premier livre à l’âge de 23 ans. « C’est le soleil qui m’a brûlée », sorti en 1987, à Paris chez Stock, est une dénonciation sans concession de la violence faite aux femmes partout dans le monde. Depuis, elle ne s’arrêtera plus. Elle écrira seize autres romans à travers lesquels on peut penser qu’il y a chez l’écrivain le souci de la construction d’un personnage de femme forte. C’est « Le Petit prince de Belleville » ou encore « Maman a un amant », « Assèze l’Africaine », en 1992,1993 et 1994, tous chez Albin Michel. Puis la femme émancipée qui utilise son pouvoir de séduction et le jeu ambigu sur les fantasmes : « Amours sauvages », 1999, Albin Michel, « Femme nue, femme noire », 2003, toujours chez Albin Michel. Enfin, des romans plus historiques : « Les arbres en parlent encore », en 2002, « La Plantation », en 2005 , «L'Homme qui m'offrait le ciel», Paris, Albin Michel, 2007, «Le Roman de Pauline», Paris, Albin Michel, 2009. et « Lettre d’une Africaine à ses soeurs », 1995, chez Spengler. Les Lions Indomptables - Cinquante ans de bonheur, oct 2010, par Calixthe Beyala.
Un travail littéraire couronné par trois prix littéraires, du moins pour l’instant : Grand prix littéraire de l’Afrique Noire pour « Maman a un amant », alors que « Assèze l’Africaine » reçoit le prix François Mauriac de l’Académie française et « Les Honneurs perdus », le Grand prix du roman de l’Académie française.

Calixthe Beyala est sans doute l’intellectuelle noire la plus représentative, sans que cette représentativité n’épuise toute son identité. Sa biographie, ses voyages, le fait, aussi, qu’elle parle plusieurs langues – en plus du Français, elle parle l’Eton, sa langue maternelle, ainsi que le Pidgin, l’Espagnol et quelques langues africaines – témoignent d’une véritable ouverture d’esprit. Celle qui a écrit son premier livre à vingt trois ans a toujours un train d’avance. Elle n’est pas seulement romancière mais aussi militante, dénonçant, entre autres, le manque de représentation de la société multiculturelle dans les médias, la politique l’univers économique. Surtout, cette intellectuelle est la référence morale de la communauté noire, sa « boussole ».Autrefois adepte de la course à pied, championne 1984 du marathon de Malaga, sa distraction favorite est son balcon et le soin de ses plantes.

Mme Calixthe Beyala milite pour la cause des femmes, la Francophonie et les droits des Minorités Visibles à travers le Collectif Egalité dont elle est le porte parole. Parallèlement à son travail d'écriture, Calixthe Beyala soutient différentes causes : la lutte contre le Sida, la promotion de la Francophonie et combat contre la drépanocytose et le paludisme. Calixthe Beyala veut libérer la femme de la loi patriarcale et de toutes les coutumes qui la prive de liberté et la réduisent au silence. Elle nous raconte des destins et des combats de femmes dans une société phallocentrique. A propos de la Francophonie, la romancière n’hésite pas à mettre en exergue de « Les Honneurs perdus » (1996, Albin Michel), cette phrase, comme pour immortaliser sa pensée : « Le Français est francophone, mais la francophonie n’est pas française ». diouf-.JPG

 

 

 

 

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