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LE BLOG DE CYEK

Bamenda : La Dé-célébration de l’Armée Camerounaise !

8 Décembre 2010, 18:40pm

Publié par Cyrille Ekwalla

ACyrcom arméeCamprès maints reports, le Cinquantenaire de l’Armée Camerounaise a  fini tant bien que mal à se tenir. Tout le monde semble pousser un soupir de soulagement tant la tenue de cet évènement était source d’angoisse pour les uns, moment d’exaltation pour les autres. Et comme on pouvait s’y attendre, il n’ ya rien de tel pour quelque chose ou quelqu’un que d’être perçu comme un « mal nécessaire » ! On sait aujourd’hui que n’eut été la volonté de l’Etat et de certains caciques des Forces Armées d’affirmer leur autorité, mais aussi pour des considérations politiques et électoralistes, les cérémonies devant entourer le Cinquantenaire de l’Armée se sont retrouvés plus d’une fois dans la colonne « Evènement à annuler ». Après avoir jonglé avec les rumeurs les plus folles sur l’insécurité (ce qui a provoqué un déploiement de services de sécurité dans la capitale du nord-ouest, au point où certains parlaient de ville assiégée), l’apparition de tracts contre le régime, les reports, etc…les populations civiles ont fini par se lasser, les hommes de troupes démobilisés. Ce qui devait être une grande fête, avec tout le faste dû à cette institution qu’est l’armée, s’est malheureusement réduit à peu de choses. Le langage populaire traduirait « Bamenda 2010 » par « Tout ça pour çà !».

Mais le comble réside ailleurs. Que l’Exécutif camerounais soit présent aux cérémonies marquant le 50ème anniversaire de l’armée camerounaise était impératif. Que Paul Biya, Chef de cet Exécutif, y soit finalement n’était - peut-être pas indispensable ; si l’on s’en tient au discours prononcé par le président camerounais en ce jour mémorable du 8 décembre 2010 à Bamenda. Il y a quelques mois, le même Paul Biya tenait ces propos au sujet du Cinquantenaire de l’Indépendance du Cameroun : «(…) Le 1er janvier 1960, nous devenions indépendants. Cela signifiait que nous prenions en mains notre propre destin, que nous devenions responsables de la conduite de nos affaires, que nous aurions à répondre de nos actes devant l’Histoire. Quelle était alors la situation de notre peuple ? La plupart d’entre nous se reconnaissaient davantage comme membres de leur communauté d’origine que comme citoyens d’une même nation, ce qui n’avait rien de surprenant compte tenu de notre passé quasi-colonial. Et pourtant, depuis que la deuxième guerre mondiale avait sonné le glas des empires coloniaux, de jeunes nationalistes avaient fait le rêve incertain de la liberté. Disons le clairement, leur combat, pour certains leur sacrifice, aura été pour beaucoup dans l’accomplissement du droit de notre peuple à disposer de lui-même. C’est pourquoi, je le répète, nous devrons leur être éternellement reconnaissants. Et notre pays ? Délimité par des frontières arbitraires, mal matérialisées, composé d’une mosaïque de circonscriptions administratives, dépourvu de grands axes de communication, économiquement replié sur lui-même, si l’on excepte les cultures de rente destinées à l’exportation, sous-équipé en infrastructures scolaires et de santé, il s’agissait plus d’un agrégat de territoires, différents par la langue, les coutumes, la religion, l’organisation tribale, etc. A quoi s’ajoutaient les particularismes hérités de trois modes dissemblables de colonisation. Etions-nous une nation ? Pas encore, puisqu’il nous faudrait attendre la réunification avec nos frères du Cameroun occidental et faire naître ce « désir de vivre ensemble » qui caractérise une nation.
Etions-nous un état ? En droit, oui puisque nous étions affranchis de la tutelle et reconnus par la communauté internationale. Mais dans la réalité, la tâche restait immense. Former une nation, construire un état, tel était le double défi auquel nous étions donc confrontés dès notre accession à la souveraineté. Le premier n’était pas le plus facile à relever, car il échappe au volontarisme. Il doit émaner de la conscience collective des citoyens et ne peut naître que de la lente maturation d’une histoire commune. Voyez les vieilles nations européennes, elles ont toutes mis des siècles à se constituer, le plus souvent à travers les épreuves. En ce qui nous concerne, le processus a été plus rapide et, même s’il doit être sans cesse conforté, il est incontestable qu’il existe aujourd’hui une Naton Camerounaise que son unité est notre bien le plus précieux. Construire un état n’a pas été non plus une tâche aisée. (…)Pour un peuple comme le nôtre, l’idée d’indépendance et donc de liberté est inséparable de celle de démocratie. Sans qu’il soit question ici de refaire l’historique des événements qui ont précédé et suivi notre indépendance, il est permis de dire que les conditions qui prévalaient alors peuvent expliquer (je ne dis pas justifier) le recours à des formes autoritaires de gouvernement. Mais il était prévisible que les choses étaient appelées à changer. (…)

Mes chers compatriotes, peu nombreux sont ceux aujourd’hui qui ont vécu les heures exaltantes de l’indépendance. La plupart d’entre eux ont disparu et avec eux une part de leur rêve inachevée. Mais ils ont connu l’essentiel : ne plus subir l’humiliation, marcher la tête haute, agir à leur guise, avoir le droit à l’erreur. Pour la majorité d’entre vous, cette époque appartient à un lointain passé et est de l’ordre de l’acquis. Je ne m’en étonne pas mais comprenez que j’aie voulu dresser le rapide bilan qui précède pour mesurer le chemin parcouru. Bilan positif ou négatif ? Aurait-on pu faire mieux ? Peut-être. Moins bien ? Sûrement. Sans revenir sur ce qui a été dit sur notre Nation et notre Etat, je rappellerai que nos institutions politiques sont restées stables, que les tensions sociales ont pu être maîtrisées, que nous sommes restés en paix avec nos voisins et que les libertés et les droits de l’homme n’ont pas cessé d’être respectés. (…)

Nous allons changer d’époque. Pour me résumer, je dirais que, durant les cinquante dernières années, nous avons édifié l’architecture de notre indépendance. Demain nous allons lui donner le contenu économique et social qu’elle mérite.».

Ces extraits reflètent le propos d’un leader qui décrit, explique et analyse 50 ans (un moment important dans la vie d’un pays : le Cameroun.). Le 8 & 9 décembre 2010, le Cameroun a célébré 50 ans de l’institution « Armée Camerounaise » ; une institution au sujet de laquelle il y a quelques jours, le Pr Ntuda Ebode, enseignant à l’Emia (Ecole militaire inter-armes de Yaoundé) disait : « …Tout simplement parce qu’il est impossible de comprendre l’histoire de la constitution de l’Etat du Caerounans faire référence à l’armée républicaine. On pourrait d’ailleurs dire, l’armée ayant été crée en 1959qu’en réalité, c’est par l’armée qe naît l’Etat au Cameroun »… Alors qu’est-ce qui peut expliquer que le discours du Président de la République paraisse si éloigné, si décalé de l’évènement en question ? Que le Chef des Armées ne présente pas un bilan des 50 ans de son armée ? 

Rien sur la naissance et l’histoire de l’armée !

Rien sur les mutations de cette institution !

 Rien sur sa vision ou son ambition pour l‘armée camerouaise dans ce 21ème siècle !

Aucune perspective ou projection pour les 10, 20, 30 prochaines années pour ce corps social !

Rien ! Si ce n’est quelques mesurettes lancées ci et là pour satisfaire des demandes immédiates…

 

 Est-ce en raison d’un agenda hyper chargé en ce moment au sommet de l’Exécutif camerounais qu’on s’est senti obligé d’infliger une telle humiliation aux membres des Forces armées camerounaises ? N’y avait-il personne là-haut pour veiller à ce que le Chef de l’Etat ne déclame un discours avec si peu de substance au moment où de nombreux camerounais, civils et militaires attendaient qu’il fixe un cap, qu’il donne un horizon pour l‘armée, pilier de notre république ? À moins que cela ne reflète le peu de cas,  la véritable place qui est accordée à l’armée régulière à Etoudi ?

Au final, le Cinquantenaire de l’Armée Camerounaise à Bamenda aura été une occasion ratée, qui se rapproche d’une dé-célébration. C’est dommage.  

Question subsdiaire :

Quel est le rapport entre cet extrait du discours présidentiel :

“That is why I am pleased to announce to You that I have decided to create the University of Bamenda ! Je sais également que les infrastructures de santé ne sont pas encore à la hauteur des attentes des populations de votre région. Pour y répondre, j’ai instruit le Gouvernement de mettre à l’étude la construction d’un hôpital de référence dans votre capitale régionale [ j’ai bien dit une Etude] et de faire aboutir ce projet dans les meilleurs délais possibles. » avec le Cinquantenaire de l’armée camerounaise ? 

 

 

Voici l’intégralité du discours de  Paul BIYA, Président de la République

du Cameroun à l’occasion de la célébration du Cinquantenaire de l’Armée Camerounaise

 

Your Excellencies,

The Governor of the North-West Region,

The Government Delegate to the Bamenda City Council,

Traditional and Religious Leaders,

My Dear People of the North-West Region,

Ladies and Gentlemen,

It is a great pleasure for me to be back in Bamenda. Your Region is my second home and this city in 1985 became the birthplace of the Cameroon People’s Democratic Movement (CPDM). I also bring you warm greetings from your sisters and brothers in Yaoundé. Thank you,

Mr. Government Delegate, for your kind words of welcome. As Fon of Fons, I warmly salute the traditional rulers of the North-West Region. Your Region is remarkable for its economic dynamism, patriotic population and rich cultural values. Your sons and daughters have been

in the forefront of our political history. You produced statesmen such as NGOM JUA, NGU FONCHA, TANDENG MUNA and NDE NTUMAZAH.

Celebrations of the 50th anniversary of independence started and will continue. These 50 years of stability and peace have taught us a wonderful lesson. Peace and stability are preconditions of political, economic and social development. I am confident that you will continue to respect national institutions, because citizens and the state must work together in order to build a prosperous nation. Nation-building requires patience, courage and determination.

 

Officiers,

Sous-officiers,

Officiers Mariniers,

Gendarmes,

Gradés,

Soldats et Marins de l’Armée camerounaise,

 

Après Koutaba et Ngaoundéré où furent célébrés les 30ème et 40ème anniversaires, je suis heureux de fêter avec vous ici à BAMENDA, le Cinquantenaire de l’Armée camerounaise.

La ville de Bamenda se trouve en effet intimement liée à la naissance même de l’Armée camerounaise. Car il faut savoir que ce sont de jeunes officiers et sous-officiers originaires d’ici qui, au lendemain de la Réunification du Cameroun, constituèrent la 13ème Compagnie rattachée au 2ème Bataillon à Dschang, avec pour Poste de Commandement Bamenda.

Pour ces raisons, la célébration du Cinquantenaire à Bamenda est en quelque sorte pour l’Armée camerounaise un retour aux sources. Le thème retenu pour cette célébration et que je cite : « Armée camerounaise et Nation, cinquante ans de symbiose exemplaire au service de la paix, de l’intégrité territoriale et du développement, gages d’un Cameroun prospère et émergent », ce thème, disais-je, constitue à lui seul un hommage solennel à nos Forces de Défense, au terme de 50 ans d’existence. Il exalte la valeur de notre Armée, son bilan particulièrement élogieux dans l’exécution de ses missions régaliennes, et son lien indissoluble avec la Nation. L’Histoire et les générations présentes et futures retiendront en effet que l’Armée camerounaise aura toujours été loyale et républicaine. Elle n’a jamais failli. Et à chaque fois que les circonstances l’ont exigé, elle a fait son travail, tout son travail et rien que son travail. Force est de reconnaître aujourd’hui, qu’en dépit de quelques incidents isolés, l’ordre public et la paix sociale règnent sur toute l’étendue du territoire national, que notre intégrité territoriale est préservée et que le Cameroun peut conduire sereinement son développement économique, social et culturel. Je tiens en particulier à saluer le courage et l’abnégation, mais aussi le sens des responsabilités dont nos Forces de Défense ont fait preuve tout au long du différend frontalier de Bakassi, lequel a connu un dénouement pacifique, grâce à la volonté de paix partagée des parties en cause et au soutien de la communauté internationale. Dans l’évolution de ce différend, la mission de notre Armée n’a pas toujours été facile. Elle s’est souvent effectuée au péril de la vie de nos soldats. Aussi, du haut de cette tribune, voudrais-je exprimer ma sympathie à tous les soldats blessés et accidentés au cours de ces opérations. Je salue avec émotion la mémoire de ceux d’entre eux tombés au champ d’honneur pour la défense de la Patrie. Je tiens à assurer leurs familles que leur sacrifice ne sera jamais oublié. Pour récompenser le mérite et le sens du sacrifice dans les rangs, j’ai décidé de créer la Croix de la Valeur militaire, dont le premier contingent de récipiendaires vient d’être honoré devant vous. D’autres contingents suivront. Et pour perpétuer le souvenir de ceux qui sont allés jusqu’au sacrifice suprême, j’ai fait ériger des Monuments et des Stèles à travers

le territoire national.

 

Officiers, Sous-officiers,

Officiers Mariniers, Gendarmes, Gradés,

Soldats et Marins de l’Armée camerounaise,

 

L’importante réforme que j’ai entreprise en 2001 vise à moderniser et à accroître l’efficacité opérationnelle de nos Forces de Défense. Comme je m’y étais engagé, cette réforme est appelée à se poursuivre, avec comme axes majeurs le rajeunissement et la professionnalisation des

effectifs, la modernisation des équipements et l’amélioration du cadre de vie des personnels militaires. Dans le but d’apporter des réponses concrètes à ces préoccupations, j’ai décidé, s’agissant des statuts particuliers des personnels officiers et non officiers :

- De supprimer le 4ème échelon du grade de capitaine et de lieutenant de vaisseau, pour permettre un passage plus rapide des officiers subalternes à la catégorie d’officiers supérieurs.

- D’harmoniser les âges de départ à la retraite des personnels nonofficiers et des officiers subalternes de la Gendarmerie Nationale et des Armées.

 - Pour ce qui concerne les conditions de vie des personnels militaires, j’ai décidé de mettre en œuvre un Programme d’urgence de construction de logements pour militaires en activité et en même temps d’instruire leMinistre de la Défense de finaliser avec le Crédit Foncier les

négociations devant aboutir à l’accès des militaires à la propriété immobilière.

 

J’ai décidé

-          d’ordonner une étude urgente devant déboucher sur la création d’une Mutuelle des Armées, pouvant permettre une meilleure priseen charge des soins médicaux des personnels militaires.

-          de revaloriser la prime d’alimentation à un taux plus compatible avec la conjoncture économique nationale actuelle.

-          de créer un Secrétariat d’Etat aux Anciens Combattants, Anciens Militaires et Victimes de guerre.

Comme vous le voyez, en dépit d’une conjoncture difficile, je reste attentif à vos attentes et je puis vous assurer que le Gouvernement ne ménagera aucun effort pour vous accompagner dans l’exercice de vos responsabilités. Je suis bien conscient en effet que la mission qui vous incombe est parmi les plus difficiles. Mais elle est aussi exaltante, car rien ne vaut l’honneur de servir sous les drapeaux pour la défense de la Patrie. Quelles que soient les responsabilités qui vous seront confiées, vous devrez veiller au respect scrupuleux des valeurs qui gouvernent le métier

des Armes : le loyalisme sans faille aux institutions républicaines, la discipline et la rectitude morale et intellectuelle. J’ai la profonde conviction que, comme par le passé, vous saurez relever un tel défi. Même si, par définition, nos Forces Armées ont pour mission prioritaire d’assurer la paix et de défendre l’intégrité territoriale de notre pays, elles n’en participent pas moins à la création de conditions favorables à son développement. Le thème de cette célébration le rappelle

opportunément. Car nous le savons bien, sans paix et sans sécurité, il n’est pas de développement possible.

 

C’est donc le lieu pour moi, m’adressant particulièrement à noscompatriotes du Nord-Ouest, d’évoquer brièvement les efforts faits par l’Etat pour accélérer le décollage économique et culturel de votre belle région. S’agissant de l’amélioration des infrastructures routières, je n’ignore pas qu’elle ne répond pas encore aux demandes des populations. Pourtant, des travaux ont été réalisés pour relier Bamenda à diverses localités de la région. La voirie de votre capitale régionale a également été améliorée. En ce qui concerne la Ring Road dont je connais l’importance pour l’économie locale, sachez que des négociations se poursuivent avec de grandes sociétés de travaux publics en vue de la réfection totale de cette voie qui permettra d’exploiter le potentiel agricole et pastorale de cette Région. Je puis vous assurer que la réhabilitation de votre réseau routier sera poursuivie. A moyen terme, il conviendra sans doute aussi d’envisager entre Bamenda et les régions voisines un axe routier mieux adapté aux exigences du développement de votre Région. De la même façon et pour assurer une fourniture satisfaisante d’énergie à votre région et mettre fin aux coupures incessantes, j’ai donné des

instructions pour que l’on installe à Bamenda une centrale électrique dans le cadre du programme thermique d’urgence. Ceci ne nous empêchera pas, à plus long terme, de prévoir la construction d’un barrage hydro-électrique sur le cours de la Menchum. Mais le développement c’est aussi l’accession du plus grand nombre aux sciences et aux techniques. C’est ce que nous nous sommes appliqués à faire en ouvrant à l’Ecole Normale Supérieure Annexe de Bambili, en

mars 2009, 18 départements couvrant autant de disciplines au niveau des 1er et 2ème cycles de l’enseignement supérieur. L’offre de formation à l’ENSAB est désormais l’une des plus importantes du Cameroun. Elle accueille actuellement environ 3500 étudiants et pourra ultérieurement en recevoir davantage lorsque le programme d’extension des infrastructures en cours aura été mené à bien. Ainsi se trouve déjà posé le problème de sa transformation en université de plein droit, jouissant de l’autonomie que sa taille et son rôle justifient pleinement. That is why I am pleased to announce to You that I have decided to create the University of Bamenda !

Je sais également que les infrastructures de santé ne sont pas encore à la hauteur des attentes des populations de votre région. Pour y répondre, j’ai instruit le Gouvernement de mettre à l’étude la construction d’un hôpital de référence dans votre capitale régionale [ j’ai bien dit une

Etude] et de faire aboutir ce projet dans les meilleurs délais possibles. Votre région dispose d’un Centre régional d’Hémodialyse fonctionnel. En 2011 sera construit un Centre régional d’Imagerie médicale. Comme vous le voyez, chers compatriotes du Nord-Ouest, les problèmes de votre région ne sont pas absents des préoccupations du Gouvernement. J’ai pour ma part la conviction que dans la mise en œuvre de notre stratégie pour la croissance et l’emploi qui devrait nous mettre, au cours des dix prochaines années, sur la voie de l’émergence, votre région, avec ses ressources reconnues et sa population industrieuse, a un rôle important à jouer pour atteindre nos objectifs. Car nos objectifs sont communs. Et il est bien évident que, quelles que soient les spécificités de chacune de nos régions, ce n’est qu’en renforçant notre unité nationale que nous pourrons atteindre les objectifs élevés que nous nous sommes fixés. Notre diversité linguistique et culturelle est en effet une richesse quasi unique au Monde qui nous

apporte des atouts supplémentaires. Sans rien renier de ce qui fait l’identité de chacun d’entre nous, rassemblons nos efforts au bénéfice de tous.

 

Avant de conclure et m’adressant à vous,

 Officiers, Sous-officiers,

Officiers Mariniers, Gendarmes, Gradés,

Soldats et Marins de l’Armée camerounaise,

En ce jour historique de la célébration du Cinquantenaire de l’Armée camerounaise, je veux dire mon estime et ma confiance à tous les membres de notre Armée, tous grades confondus, qui, au cours du temps, ont assuré et continuent d’assurer la défense de notre Patrie. Ils méritent au plus haut point notre reconnaissance.

My dear compatriots, We are a great country: one people, one nation, one prosperous future.

Do not be afraid of the future. Together, we will succeed and become an emergent nation. We must learn to see the coming decades as sources of hope and numerous aspirations. I promise you that in our programme of national development, no region, division, sub-division or village will be forgotten. My objective is to give hope to every person in our nation.

Thank you very much.

Long live to the North West Region,

Long live Cameroon.

 

 

 

 

 

 

 

Commenter cet article

Loth 13/12/2010 12:04


Il y a toujours dans vos propos, matière à polémiquer. Le cinquantenaire n'en déplaise aux donneurs en permanence de leçons a été une belle fête, celle d'une armée républicaine, au service du
peuple. Je crois que le faste de cette cérémonie vous gêne beaucoup. Le président de la République, Paul Biya a parlé des mutations et de la modernisation de cette armée. Vous semblez faire une
analyse parcellaire et orientée de cet évènement. Dommage pour vos lecteurs que vous privez de manière égoïste, d'une analyse objective. relisez le discours du chef des armées, aucun décalage avec
les grands défis du moment qui attendent cette armée.


Cyrille Ekwalla 14/12/2010 12:27



M. Loth, "dans mes propos, matière à débat constructif...oui ! À polémiquer... je ne pense as que ce soit "toujours" le cas comme vous dites. Et quand vous dites que " le faste de cette
cérémonie (me) gêne beaucoup" vous avez tort, M. Loth. C'est même le contraire.


Ce que je déplore c'est que le discours présidentiel ne se soit pas circonscrit aux seules préoccupations de l'armée NATIONALE et qu'on se soit cru obligé d'y rajouter des "petits
cadeaux politiques" REGIONALISTES. Il en sera de même pour le Comice agropastoral d'Ebolowa en Janvier. Il devra être le Comice du CAMEROUN tout entier, et pas exclusivement du SUD Cameroun.


Voil, M. Loth, j'essaye, modestement d'apporter ma pierre à l'édifice de construction par la reflexion (c'est mon rôle, ce qui ne veut pas dire que j'ai raison dans tout ce que je dis) et
non la polémique. À la prochaine !