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LE BLOG DE CYEK

Des prêtres africains pour sauver l’Église québécoise ?

30 Septembre 2014, 20:49pm

Publié par Jean-claude Leclerc - Enseignant de journalisme à l'Université de Montréal

Des prêtres africains pour sauver l’Église québécoise ?

L’arrivée de prêtres africains en terre québécoise ne viserait pas à évangéliser les Québécois qui ont « décroché » de leur foi, mais plutôt à ramener au bercail catholique les Africains de Montréal tentés de passer à d’autres religions.

La venue de prêtres à Montréal dans la foulée de communautés immigrantes n’a jamais étonné l’Église d’ici. Les « paroisses nationales », parfois mal vues du clergé nationaliste, leur offraient une intégration en douceur dans la société québécoise. En même temps, des missionnaires québécois allaient porter la « bonne nouvelle » en Asie ou en Afrique. Or, le Québec a bien changé. Non seulement il a « perdu la foi », mais, renversement de l’histoire, des prêtres viendraient d’Afrique procéder à son « évangélisation ».
 
Récemment invité par La Presse à commenter la venue de prêtres africains dans les paroisses qui manquent de prêtres en Europe et en Amérique, l’archevêque Samuel Kleda, président de la Conférence épiscopale du Cameroun, a confirmé que des évêques du Canada ont signé des « contrats de collaboration » avec des évêques africains, « même s’il y a parfois, a-t-il ajouté, une certaine réticence ». Mgr Kleda était en visite à Montréal à l’invitation de Mgr Christian Lépine, le nouvel archevêque.
 
Il y a beaucoup de prêtres africains à Montréal, confirme l’ecclésiastique camerounais. Leur mission répond à l’appel de Benoît XVI en faveur d’une « nouvelle évangélisation des pays chrétiens de longue date ». Beaucoup de diocèses africains ne manquent ni de prêtres ni de vocations sacerdotales. Mais il reste à structurer leur formation, dit Mgr Kleda, comme on le faisait autrefois pour les missionnaires. « Il y a des prêtres africains qui ont des difficultés ici à Montréal avec le style de vie, la manière d’aborder les gens. »
 
La visite au Canada de Mgr Kleda a aussi été annoncée au Cameroun par son service d’information. Le programme comprenait, notamment, un concert de musique religieuse africaine et une grande messe solennelle. La communauté catholique camerounaise de la région de Montréal était attendue « nombreuse » aux festivités. D’après Pierre Marc Ngamaleu, le responsable du service, la visite mise sur cette communauté dans l’évangélisation des Africains.
 
Les Camerounais qui s’établissent à Montréal sont nombreux, mais éparpillés. Leur communauté aurait « tendance à se détourner de sa foi d’origine. » L’objectif de la visite était de rencontrer ces catholiques et toute personne originaire d’Afrique, d’aider la paroisse camerounaise à devenir un « phare » pour les nombreux Africains qui s’établissent à Montréal et d’aider les Africains attirés par les courants pentecôtistes et« éveillés » à « retrouver leur foi catholique initiale ».
 
Il ne s’agirait pas, du moins dans l’immédiat, d’évangéliser ces nombreux Québécois qui ont « décroché » de leur foi, mais plutôt de ramener au bercail catholique les Africains de Montréal tentés de passer à d’autres religions. Les prêtres africains associés à cette mission ne viendraient donc pas combler les rangs d’un clergé montréalais de moins en moins nombreux, mais plutôt consolider une « paroisse nationale » africaine. Des Camerounais convertiraient d’autres Africains au sein de l’Église de Montréal.
 
Certes, des prêtres africains vivent déjà dans des paroisses catholiques à l’extérieur de Montréal. Ainsi Félix Anombogo, un Camerounais d’origine, est devenu curé de Notre-Dame-des-Victoires, à Québec. Il fut surpris à son arrivée au Canada par la faible participation à la vie de la paroisse. Mais, optimiste, rapportait l’an passé Radio- Canada, il espérait que les participants de ses messes « s’engageraient véritablement dans leur foi ». À Montréal, par contre, le choc est parfois dur et peut réserver des surprises.

Ainsi Dominique Mulule Kajabika, pasteur à Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle à la nouvelle culture québécoise. Si on lui avait demandé de baptiser l’enfant de deux lesbiennes, il aurait dit « non, non, non, pas question, je refuse », s’exclame-t-il, cité par Radio-Canada. Mais ayant eu le temps de rencontrer les deux femmes, sa vision des choses est devenue différente. Que dirait-il aujourd’hui ? « Je vais dire : vous êtes les bienvenues. » L’histoire ne dit pas s’il aurait alors été suspendu de ses fonctions !
 
D’autres pays catholiques ont vu fondre leur effectif clérical. C’est le cas de la France. Mais les prêtres africains ne semblent guère faire partie des plans de l’épiscopat français, malgré les nombreuses paroisses toujours actives dans le pays. Ainsi, un évêque, Denis Moutel, déclarait l’an dernier : « Cette raréfaction des prêtres doit nous amener à les affecter davantage au service de la foi et à ne pas les accaparer dans des tâches administratives ou organisationnelles. »
 
En Suisse, on s’attend également à une diminution de l’effectif du clergé. Une étude en a même tracé en 2011 l’évolution probable des vingt prochaines années. Le directeur de l’Institut suisse de sociologie pastorale, Arnd Bünker, en tire dans Swissinfo un diagnostic net, qui est sans doute tout aussi valable pour d’autres pays de vieille chrétienté. « La crise des vocations est un vieux problème, dit-il. Le célibat ecclésiastique en est une raison, mais ce n’est pas décisif ».
 
« C’est la place de l’Église dans notre société et notre culture qui est en cause, estime-t-il. Le rôle des religions institutionnalisées, des Églises traditionnelles, a beaucoup changé. Les anciennes structures de la vocation n’existent plus. »
 
Au Québec comme en Suisse, d’aucuns voient dans la fusion des paroisses une réponse au problème de personnel, sinon de clientèle, à l’instar d’institutions financières ou de services gouvernementaux. D’autres en appellent à la fin du célibat des prêtres ou à l’ordination des femmes. Voire à un nouveau concile. Mais pour l’heure, tous devront se contenter d’un synode sur la famille.

Source : Le Devoir


 

Des prêtres africains pour sauver l’Église québécoise ?

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deborah rebecca solange nsas-nsas 29/01/2015 14:17

la paix du christ à mgr kleda à montreal sur les pas du card paul emile leger au cnrh d'etug-ebe plateau nous prions pour les noces d'or cameroun canada action de grace du 10 juillet 2012 messe eocumenique eglise presbyterienne camerounaise de la paroisse marie gocker de yaounde catholique de la paroisse saint philippe apotre d'etug-ebe plateau orthodoxe de la paroisse orthodoxe de coron et musulman de la mosque d'essos c'est la semaine 2015 pour l'unite des chretiens la messe a été demandée par se paul biya du cameroun et se david johnston du canada nous acceuillons se rene cremonese haut commissaire du canada au cameroun
en tant qu'employee du minader-dopa-sdamge on s'est sentie interpelle par l'appel de mgr kleda par une reinscription et paiement des derniers de culte 2015
puisse ce voyage de mgr kleda à montreal chez le card paul emile leger redoubler notre foi et racine cameroun-canada pour les lendemains meilleurs des cinquantenaires
dans ce brassage racial nos pensées vont à l'endroit des mariages communautaires de la paroisse saint philippe apotre d'etug-ebe plateau entre blancs et noirs notre interet quelque part pour la grace en 2015 d'epouser un blanc riche et beau de 50 ans comme se rene cremonese ma famille professionnelle et patriotique
la paix du christ
amen